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Histoire

Bénin dans le monde

L’histoire du pays est riche et diversifiée. Elle peu se subdiviser en trois parties La période pré-coloniale , la période coloniale, les indépendances, la période révolutionnaire et l’ère du renouveau démocratique.    Surnommé un temps le « Quartier latin de l’Afrique », le Bénin a comme langue officielle  le français  et comme monnaie le franc CFA. La capitale officielle est Porto-Novo, Cotonou étant la capitale économique. Le régime politique du Bénin est de type présidentiel  et l’actuel président de l la République  est Boni Yayi, qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du . Réélu à l’issue du premier tour de la présidentielle du 11 mars 2011, il quittera ses fonctions en mars 2016 dans le respect de la constitution. Depuis la fin de la République populaire du Bénin, le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l’Afrique subsaharienne.

Peuplement

Le pays est constitué de deux aires géographiques :

  • le nord (aujourd’hui frontalier du Niger et du Burkina Faso), qui a connu le destin des peuples de la savane ;
  • le sud et le centre du pays qui sont marqués par l’histoire des peuples du golfe de Guinée.

On retrouve cette différence dans les qualifications d’« Afrique des greniers » et d’« Afrique des paniers ». La première fait référence aux greniers de  maïs ou de mil que l’on trouve dans le domaine des savanes africaines, comme au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. La seconde se situe autour de l’équateur et correspond, en Afrique occidentale, au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. Dans ces derniers, en raison du climat équatorial favorable à l’agriculture, rien ne sert d’entreposer, il suffit juste de « porter ».

Jusqu’au xve siècle, de nombreux peuples de la savane s’installent au nord :

Alors que des populations littorales s’installent au sud et au centre :

L’organisation sociale ancienne

Les communautés anciennes se structurent sur la base de lignages. Vivant sur des territoires restreints, ces populations n’ont pas besoin d’organisation politique. Quant à leur organisation sociale, elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. L’autorité s’y exerce oralement par le partage de ces traditions. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba, Kabyé ou Tanéka.

Lorsque plusieurs lignées se regroupent, elles se structurent en chefferies. Le chef peut être un représentant d’une famille ancienne ou un prêtre. Il s’entoure de dignitaires, chargés chacun d’une activité collective et formant un conseil.

À partir du xve siècle, la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. Il s’en est dégagé trois grandes aires culturelles : Bariba au nord, Yoruba et AjaEwé au sud.

Les royaumes Bariba

Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba (ou baatombu) et notamment le royaume de Nikki. C’est à partir de ce village du nord-est qu’une dynastie, créée auxvie siècle par Sunon Séro, étendit sa domination sur la région. Son empereur, Séro Kpéra, meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d’Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l’envahissent à la fin du xixe siècle. D’autres royaumes Bariba comme celle de Bouê (Gamia), Kika, Kouandé avec les Bagana, Kandi avec les Saka, et Parakou avec les Kobourou, ont été aussi assez célèbres.

Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers, griots, agriculteurs roturiers, artisans et esclaves. Les Bariba se retrouvent autour de la fête de la Gani. C’est une fête culturelle et identitaire célébrée chaque année dans tout le royaume bariba autour du Sina Boko de Nikki.

Les royaumes Yoruba

L’aire d’influence des Yoruba couvre l’est du pays et se distingue en deux royaumes: le royaume de Shabê-Okpa et le royaume de Kétou. Ces deux royaumes furent créés par deux frères descendants du roi d’ifè Okandi (en même temps que les royaumes d’Owu, Popo, Benin, Ila Orangun et Oyo). À côté de ces deux royaumes, on retrouve une population Yoruba d’émigration plus ancienne: les Idaatsha et les ifè et les isha. On doit ajouter à ce groupe ancien les manigri.

Les royaumes Aja-Ewé

Selon d’anciennes traditions orales et écrites, les Aja-Ewé émigrent à partir du xive siècle de la ville de Tado, située sur les rives du fleuve Mono au Togo. Ils établissent dans le sud deux royaumes : à Sahè ou Savi, et à Davié correspondant à l’actuelle ville d’Allada.

Temple Vaudou à Ouidah

Vers 1620, les héritiers du royaume d’Allada se disputent le trône. De leur scission découle la formation de deux royaumes supplémentaires. Au sud-est,Zozérigbé crée le royaume de Hoogbonu dans la localité d’Ajashe, future Porto-Novo. Et au nord, Hwegbaja (1645-1689) institue le royaume du Dahomey, à partir de sa capitale Abomey.

Au xviiie siècle, une série de conquêtes se fait sous l’autorité de douze rois traditionnels, à commencer par Gangnihessou. En 1724, Agadja (17081732) roi du Danhomey s’empare du royaume d’Allada. Puis, en 1727, il soumet celui de Savi. En 1741, c’est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou.

Le pays dispose désormais d’une large fenêtre sur la mer. Le royaume a pris l’habitude d’échanger, commercialement et politiquement, avec les Portugais et les Néerlandais, arrivés à la fin du xve siècle. Le Dahomey devient une entité politique organisée, très originale dans la région. Le royaume en est une puissance dominante. Le roi Hwegbaja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones, anciennes chasseresses d’éléphants. C’est une société complexe, raffinée, efficace mais aussi violente et sanglante, notamment lors des funérailles royales qui s’accompagnaient de sacrifices humains.

Dès le xviie siècle, ces royaumes, qui se structurent autour des villes d’Allada, Hoogbonu et Abomey, prospèrent avec le développement du commerce local. Néerlandais, Portugais, Danois, Anglais, et Français installent le long de la « côte des Esclaves » des comptoirs commerciaux.

  • 1650 : construction d’un fort anglais à Ouidah
  • 1664 : installation de missionnaires capucins bretons à Ouidah
  • 1704 : construction d’un fort français à Ouidah
  • 1752 : installation des Portugais à Hoogbonu qu’ils rebaptisent Porto-Novo en 1782

Dans la première moitié du xixe siècle, le roi Guézo du Dahomey développe la culture du palmier à huile et introduit de nouvelles cultures (maïs, tomate, arachide, tabac). Des villages réguliers et propres, et des cultures bien ordonnées couvrent le pays.

 

Colonisation

Le roi Béhanzin (1896)

Dès 1851, la France signe un traité commercial et d’amitié avec le chef de Porto-Novole roi Toffa Ier, vassal du roi Glélé du Dahomey, qui régna de 1858 à 1889.

Par les traités de 1868 et de 1878, la région de Cotonou, située entre Ouidah, comptoir portugais, et Porto-Novo, est cédée à la France.

En 1883, le roi de Porto-Novo, souhaitant se protéger des visées expansionnistes duDahomey, signe un traité de protectorat avec la France.

L’un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey, le très noble roi Béhanzin(ayant pour emblème le requin) attaque en 1890 les Français à Cotonou, garde pendant 73 jours des otages français, puis assiège d’autres villages porto-noviens protégés des Français. Il déclare même aux Français de le laisser tranquille, défiant fièrement : « Si vous voulez la guerre, je suis prêt ».

Béhanzin se rend de son propre chef pour arrêter le massacre de son peuple. Il est captif en , puis déporté en Martinique. Les établissements français sont alors regroupés au sein de la colonie du Dahomey. Dans le Nord, le royaume bariba de Nikki, qui avait atteint son apogée au xviiie siècle avant de se heurter à l’expansionnisme du royaume nigérian d’Ilorin, oppose une vive résistance à la colonisation française.

« Les dames européennes à la promenade du soir en hamac aux environs de Ouidah » (1920)

Le gouverneur Blacher sur un chantier durant une tournée (1932)

En 1899, la Colonie du Dahomey intégra l’Afrique-Occidentale française (AOF) au sein de l’Empire colonial français. Les frontières furent établies d’un commun accord avec le Royaume-Uni (fixé alors au Nigeria) et avec l’Allemagne(présente alors au Togo).

Après la Première Guerre mondiale, la scolarisation prend beaucoup d’importance, notamment grâce aux missions religieuses, et se développe surtout dans le sud, qui devient un des principaux foyers politiques et intellectuels de l’AOF.

Sont fondés à cette époque de nombreux partis politiques, en même temps que se développe une presse d’opposition au système colonial. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, le Dahomey devient en 1958 un État autonome au sein de la Communauté française. Le pays accède à l’indépendance le et entre, le mois suivant, aux Nations unies, sous le nom de République du Dahomey.

L’indépendance

Le Bénin a accédé à l’indépendance complète le , sous la dénomination de République du Dahomey. Les pouvoirs furent transmis au président Hubert Maga par le ministre d’État français Louis Jacquinot.

Depuis l’indépendance, le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique, les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud, se disputèrent le pouvoir.

En 1963, le nord du pays veut sa revanche, tandis que les élites et la nouvelle bourgeoisie semblent peu préoccupées par les nombreux défis du sous-développement. C’est à cette période qu’un certain colonel Christophe Soglo (l’oncle de Nicéphore Soglo) arrive sur la scène politique du pays, en forçant Hubert Maga, premier président de la République du Dahomey indépendant, à démissionner.

En six ans, on enregistra quatre coups d’État et régimes militaires, venant abréger d’éphémères périodes civiles qui voient se succéder Sourou Migan Apithy, Justin Ahomadegbé et Emile Derlin Zinsou au pouvoir.

En 1970, un Conseil présidentiel constitué de trois membres, Maga, Apithy et Ahomadegbé (une présidence tournante à trois) prend le pouvoir et suspend la Constitution. La ronde des présidents n’a pu se faire. En effet, seul Maga a pu passer les deux ans retenus à la tête du Dahomey. À peine Ahomadegbé a-t-il entamé son tour de direction en 1972 que l’armée, sous la direction du capitaine Mathieu Kérékou, décide de reprendre en main le gouvernement, destitue le Conseil présidentiel, et Mathieu Kérékou devient le nouveau chef de l’État dahoméen. Il est rapidement nommé commandant. Mais les militaires se trouvent désemparés, sans programme et sans idées. Leur pouvoir est vide et c’est dans ce vide que vont s’engouffrer les idées des jeunes militaires et des étudiants qui ont vécu en France la période de mai 68.

La République populaire du Bénin (1974-1990)

Article détaillé : République populaire du Bénin.

En novembre 1974, Mathieu Kérékou impose le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l’État. En 1975, pour réduire le poids politique du Sud, le nom de Dahomey est symboliquement abandonné pour celui de Bénin, du nom duroyaume qui s’était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Le pays prend le nom officiel de République populaire du Bénin.

De vastes programmes de développement économique et social sont mis en place, mais les résultats sont mitigés. Élu président par l’Assemblée nationale révolutionnaire en 1980, réélu en 1984, Mathieu Kérékou échappe à trois tentatives de coup d’État en 1988.

Dans les années 1980, la situation économique du Bénin est de plus en plus critique. En 1987, les plans du FMIimposent des mesures économiques draconiennes : prélèvements supplémentaires de 10 % sur les salaires, gel des embauches, mises à la retraite d’office. En 1989, un nouvel accord avec le FMI sur un programme d’ajustements des structures économiques déclenche une grève massive des étudiants et des fonctionnaires. Le Bénin, avec l’appui décisif de la France à laquelle le Président Kérékou a décidé de faire confiance, entame une transition démocratique parfaitement réussie conjointement avec le processus de réformes économiques.

Un gouvernement de transition, mis en place en 1990, ouvre la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. Le Premier ministre, Nicéphore Soglo, bat Mathieu Kérékou à l’élection présidentielle du 24 mars 1991.

Les années du renouveau

Nicéphore Soglo rétablit le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels et fait du 10 janvier de chaque année la Journée nationale du vaudou. Cependant les ajustements structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI viennent raviver le mécontentement général de la population.

Après avoir perdu sa majorité au sein de l’Assemblée législative, le président Nicéphore Soglo, accusé de népotisme par ses adversaires, est battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du . C’est un choc pour Nicéphore Soglo qui après avoir crié au complot, envoie ses félicitations à Mathieu Kérékou et s’en va méditer plus de quatre mois, hors d’Afrique, les raisons de ses erreurs fatales.

Démocratiquement, Mathieu Kérékou est de retour sur la scène politique béninoise, après avoir dirigé le pays pendant dix-sept années (de 1972 à 1990) dans le fiasco politique et économique de la désormais ancienne République populaire du Bénin.

Les élections législatives de donnent de justesse la victoire à la Renaissance du Bénin (RB), le mouvement de l’opposition dirigé par Rosine Soglo, épouse de l’ancien président Nicéphore Soglo. Ces élections marquent l’échec du Mouvement Africain pour la Démocratie Et le Progrès (MADEP), le Parti d’un des proches du Président Kérékou, l’homme d’affaires Séfou Fagbohoun.

Cependant, en , Mathieu Kérékou est réélu président de la République avec 84,06 % des voix. Arrivé en tête au premier tour, face à son prédécesseur Nicéphore Soglo, il sera confronté au désistement de ce dernier ainsi qu’à celui d’Adrien Houngbédji arrivé en troisième position. Ces deux candidats démissionnaires ont qualifié le scrutin de « mascarade ».

Terni par des soupçons de fraudes électorales et âgé de soixante-sept ans, Mathieu Kérékou entame donc un second mandat consécutif dans des conditions économiques fragiles.

L’espoir Boni Yayi

Depuis 2001, le Bénin est plongé dans de graves difficultés économiques, en raison de la situation difficile du Port autonome de Cotonou, du choc pétrolier, de la crise du secteur du coton, de la contrebande très étendue, des effectifs pléthoriques de l’administration ou encore des sérieux problèmes d’approvisionnement en électricité créés par les sécheresses. Le Bénin est dans une période économique difficile que seule l’agriculture, très diversifiée parvient à maintenir compétitif face à ses voisins.

C’est ainsi que lors des élections de mars 2006, les Béninois ont décidé d’exprimer leur « ras-le bol » et que le novice en politique, l’ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le docteur Boni Yayi succède à la surprise générale à Mathieu Kérékou avec 75 % des suffrages (notons un taux de participation fort de 76 %).

Mathieu Kérékou qui avait refusé de changer la Constitution n’a pas pu se représenter. Il n’en était pas moins opposé à Boni Yayi, trop novice à son goût.

En effet, à quelques jours des résultats l’ancien président, surnommé le caméléon, a plongé le pays dans le doute, en affirmant publiquement que lors du déroulement de l’élection il y avait eu des dysfonctionnements dans l’organisation, avec des problèmes de listes électorales et de cartes d’électeur.

Malgré cela, la coordination des observateurs internationaux indépendants s’est félicitée au cours d’une conférence de presse à Cotonou, du déroulement du second tour de l’élection présidentielle au Bénin, jugeant qu’il avait été de « très bonne tenue ».

Le , le nouveau président de la République du Bénin, 54 ans, est officiellement installé dans ses villas à Cotonou.

Le nouveau président qui prône une « République coopérative et solidaire », a énuméré les quatre priorités de son mandat que sont les ressources humaines, une gouvernance concertée, le développement de l’esprit d’entreprise, la construction de nouvelles infrastructures.

L’ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est élu président de la République à l’issue du deuxième tour de scrutin le, rassemblant 74,51 % des suffrages, contre 25,49 % pour Me Adrien Houngbédji, qui a présenté ses félicitations au nouvel élu.

Candidat indépendant, Boni Yayi a su rallier les ténors de la politique béninoise que sont Albert Tévoédjrè, Émile Derlin Zinsou et une vingtaine de députés à l’Assemblée nationale, avant de bénéficier des consignes de vote de presque tous ses concurrents du premier tour, à l’issue duquel il totalisait un peu plus de 35 %, contre 24 % pour son poursuivant Me Adrien Houngbédji.

Apparemment, les consignes de vote ont été suivies. Toutefois, certains observateurs estiment qu’avec ou sans consignes, le « candidat du changement » serait passé. Aux yeux des électeurs et plus particulièrement des jeunes et des milieux d’affaires, Boni Yayi (économiste) incarne l’espoir d’une reprise économique, l’amoindrissement du chômage, la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance.

Le successeur de Mathieu Kérékou a promis un taux de croissance à deux chiffres (environ 5 % actuellement) et le positionnement du Bénin en tête des producteurs du coton ouest-africains à partir de la campagne agricole 2006-2007.

Quoique entouré de toute la classe politique, Boni Yayi se refuse de faire de la politique politicienne. « Nous sommes venus pour produire de la richesse », dit-il, refusant de constituer un « gouvernement de remerciement ». Cependant, des sources bien informées indiquent qu’il a demandé aux partis politiques de lui proposer des cadres pour la formation du gouvernement.

Les élections législatives du donnent la majorité à la Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).

Le président Boni Yayi a été réélu pour un second mandat lors des élections présidentielles de mars 2011, c’est pas un secret. Obtenant plus de 55 % des voix, contre 35 % pour son principal concurrent Adrien Houngbédji, Boni Yayi a été élu dès le premier tour. Il s’est engagé, dès sa prise de fonction, à ne pas modifier la constitution dans le but de briguer un troisième mandat et quittera donc ses fonctions en mars 2016, à l’issue des prochaines élections présidentielles.

(Article réalisé avec la source wikipedia )

 

Quelques dates  historiques

  • 1650 : construction d’un fort à Ouidah par les Anglais
  • 1664 : première installation de missionnaires à Juda (Ouidah), les capucins bretons,
  • 1704 : la France est autorisée à construire un port à Ouidah tandis qu’en 1752, les Portugais s’installent à Hogbonou qu’ils baptisent Porto-Novo.
  • 1863 : Le premier protectorat français est établi avec le Roi de Porto-Novo qui recherche de l’aide face aux prétentions du roi d’Abomey et aux attaques des anglais, implantés à Lagos. La même année, Glélé, le Roi d’Abomey, autorise les Français à s’établir à Cotonou.
  • 1882 : le souverain du royaume de Porto-novo signe un nouvel accord de protectorat avec la France qui envoie un «Résident français» chargé d’assister le Roi.
  • 1894 : le Dahomey est colonisé par la France, après la reddition du Roi d’Abomey Béhanzin. Un décret établit la dénomination des nouveaux territoires « Colonie du Dahomey et ses dépendances ».
  • Le  Béhanzin, héro de la résistance à la colonisation du Dahomey, déchu,  est déporté par les autorités coloniales sur l’île de la Martinique
  • 1904 : le Dahomey est incorporé à l’AOF (Afrique Occidentale française).
  • 1906Béhanzin quitte la Martinique  et meurt d’une pneumonie à Blida en Algérie le 10 décembre de la même année.
  • Le 4 décembre 1958, la République est proclamée et le Dahomey devient un Etat indépendant le 1er août 1960.
  • 1960-1972: Commence  une période d’instabilité politique marquée par la succession de 6 coups d’Etats. le commandant Mathieu prend le pouvoir en 1972
  • Le 30 novembre 1975, le Dahomey prend la dénomination de « République populaire du Bénin» (RPB) à l’initiative du gouvernement militaire révolutionnaire présidé par le Colonel KEREKOU.
  • En décembre 1989, après 17 ans de régime marxiste le Président KEREKOU annonce l’abandon du marxisme-léninisme sous la pression de la rue et des bailleurs de fonds.
  • Du 19 au 28 février 1990 se tient sous la présidence de Mgr Isidore de SOUZA, archevêque de Cotonou, la « Conférence des forces vives de la Nation» qui met en place un gouvernement de transition dirigé par un Premier Ministre, Nicéphore SOGLO.
  • Au terme des élections présidentielles de mars 1991 , organisées sous le signe du multipartisme, Nicéphore SOGLO est élu Président de la République avec plus de 67 % des suffrages exprimés.
  • En 1996, les élections présidentielles portent de nouveau à la Présidence de la République l’ancien Président Mathieu KEREKOU.
  • En mars 2001 le Président Mathieu KEREKOU rempile.
  • En mars 2006: Boni Yayi porté par tout un peuple, prend de façon inattendue le pouvoir avec 75 % des suffrages
  • Mars 2011: Il a été réélu pour un second mandat lors des élections présidentielles de mars 2011 en obtenant plus de 55 % des voix.

 

 

 

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